Inter-Dit
Tout se joue au tournage : le look et la sécurité des rushes.
Des DIT en Belgique, en Allemagne, en France et au Luxembourg. Le côté artistique et technique du même métier, tout près du film : sur le plateau.
Le look
Le look d'un film se travaille, avec la direction photo et la réalisation, avant et pendant le tournage.
Pas comme une trouvaille en cours d'étalonnage.
Sur le plateau, on l'applique, on l'ajuste, on le fait mûrir, plan par plan.
La sécurité des rushes
Tout tient au moment où la carte repart dans la caméra.
À cet instant-là, les copies doivent concorder. C'est la règle, et elle tient aussi les jours où on est en retard.
Double copie, vérification par empreinte (xxHash ou MD5), rapport ASC-MHL pour chaque carte, conservation sur RAID redondant, onduleur, sauvegarde LTO. Et les sauvegardes sont relues, pas seulement écrites.
On recoupe avec les rapports. Le rapport image de l'équipe caméra et le rapport montage de la scripte disent ce qui a été tourné. On les relit chaque soir et on les compare à ce qui se trouve sur le disque, plan par plan.
Une empreinte prouve qu'une copie est fidèle. Les rapports prouvent qu'un plan est là.
La rencontre
MobiDIT descendait du plateau vers la post-production, Charbon Studio remontait du labo vers le tournage : on s'est rencontrés en chemin.
Chez nous dans quatre pays
Belgique · Allemagne
France · Luxembourg
Ce n'est pas « on se déplace ».
C'est qu'il y a quelqu'un sur place, avec sa station, ses habitudes de plateau et sa langue. Un tournage allemand n'attend pas une équipe qui arrive de Bruxelles, et une production française travaille avec quelqu'un qui connaît ses labos et ses usages.
Conséquence utile pour un plan de financement : la dépense peut rester éligible du côté où elle doit l'être.
Les stations
Trois stations, trois échelles. On dimensionne au film, pas au catalogue.
La station de plateau
Elle monte à l'étage d'une maison d'époque, là où aucun véhicule n'ira jamais.
Chariot roulant, moniteur de référence calibré, ingest et pré-étalonnage, RAID, onduleur et batterie.
Le camion
Une salle d'étalonnage sur roues. Un moniteur de référence, un panneau, deux chaises : c'est là que la DP vient s'asseoir pour regarder.
Moniteur Flanders Scientific classe A, DaVinci Resolve et son panneau, double lecteur LTO-9, systèmes RAID. Peut fonctionner en autonomie sur batterie et panneaux solaires.
Le fourgon
Il rentre dans un hangar de studio et il ne fait pas de manières.
Production verte. La station du camion peut tourner en autonomie, sur batterie et panneaux solaires. Une ligne de moins au bilan carbone du tournage, et de quoi renseigner les volets écologiques des dossiers, en France comme en Belgique, en Allemagne et au Luxembourg.
Ce qu'un DIT évite
Une journée de DIT coûte moins cher qu'une journée de retournage.
Le plan qu'on n'a pas refait
Un point chaud, une dérive de température, une mise au point qui glisse : vu sur le moniteur de référence pendant le tournage, ça se refait dans la foulée. Vu au montage, ça devient une journée à replanifier, ou un plan qu'on garde en serrant les dents.
Le format qu'on découvre en post
Les essais caméra passent par la chaîne réelle, pas par une approximation. Ce qui pose problème se voit avant le premier jour, pas après le dernier.
Le workflow qui n'existait pas
Multi-caméras, formats mélangés, tournage loin de tout, délais très courts : quand aucune façon de faire connue ne tient la route, on fabrique celle qui manque. Un outil qui vérifie et range les fichiers tout seul, un serveur pour que le montage reçoive les rushes sans attendre qu'un disque dur voyage, un fichier de suivi pour retrouver un plan six mois plus tard. Du sur-mesure, préparé avant le tournage, pas pendant.
Les gens
Artistes et techniciens à la fois

Bertrand Glosset
DIT et étalonneur — Bruxelles et Berlin
DIT et étalonneur des rushes sur Le Ciel rouge et Ondine de Christian Petzold, Mon crime de François Ozon, Vincent doit mourir de Stéphan Castang, Maldoror de Fabrice Du Welz, Dalloway de Yann Gozlan. Formé à l'étalonnage à la DFFB de Berlin. Cinq langues. Référent VHSS.
Milan Evrard
DIT — Paris
DIT sur Le Deuxième Acte et L'Accident de piano de Quentin Dupieux, God Save the Tuche de Jean-Paul Rouve, Zénithal de Jean-Baptiste Saurel.

Gwenvaël Bigi
DIT, chef op' et étalonneur — Bruxelles
Formé à l'INSAS. Directeur de la photographie sur Étincelles et I Am the Future, étalonneur sur Dans les ruches. Il vient de derrière la caméra, donc il sait ce que la direction photo demande, et pourquoi.

Audrick Mercier
DIT et monteur DI — Bruxelles
Conformation, gestion de la couleur, titrage, étalonnage. Il fait aussi le travail d'aval, donc il sait ce qui casse plus loin et pourquoi. Actuellement sur Hautefaye de Vincent Le Port.
Sky Müller
Outils et flux de travail — Berlin
Développe les outils et les automatisations qui tiennent les gros volumes. Il a travaillé au son, à l'image et au montage, donc il connaît les quatre bouts de la chaîne.
Les films
Parmi d'autres. Chaque titre est porté par l'un·e d'entre nous ; les rôles exacts se lisent sur les fiches individuelles.